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CHAPELLE SAINT SERNIN DE BENSA
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"Cet édifice très modeste fut construit avec beaucoup de soin, en belles pierres d’assises, les ouvertures dressées avec un appareil robuste qui, malgré sa simplicité, était empreint d’une certaine élégance. Les modillons de la corniche absidiale sont ornés de fleurons et de têtes d’animaux sculptées. Les contreforts carrés à ressaut, se terminent par un glacis au niveau de la toiture, et ceux de l’abside par un amortisseur de dés de pierre dont le plus petit et le dernier n’atteint pas le haut du mur.
La nef, voûtée en berceau, est divisée en quatre travées par quatre arcs doubleaux que supportent des pilastres dépourvus de sculpture. L’abside est voûtée en cul-de-four.
L’église possède quatorze beaux tableaux sculptés du chemin de la Croix. Les boiseries du choeur sont du XVIIIe siècle. Un beau bénitier présente le caractère élégant, mais un peu lourd, du XVIIe siècle : la cuve octogone en marbre gris est divisée par des bandeaux chanfreinés saillants sur les arêtes et qui s’épanouissent en têtes humaines supportant la frise terminale.
Un christ en croix, placé au-dessus de l’autel, appartient à l’école toulousaine : on a vu que cette église, comme celle de Dreuilhe, était la propriété de l’abbaye de Saint Sernin de Toulouse et qu ‘elle fut réunie au prieuré de Lavelanet en 1299.
La façade ouest est surmontée d’un petit clocher-arcade qui paraît avoir été établi après coup. L’examen de l’édifice permet de différencier au moins huit périodes de reconstruction, dont deux seulement peuvent être déterminées exactement : celle de l’abside (première moitié du XIIe siècle), et celle des contreforts, que leur larmier avec mouchette fixe à la fin du XVe siècle, ou au début du XVIe."
Depuis septembre 99, le visiteur peut également admirer, à l'intérieur de la chapelle, un tableau de Mady de la Giraudière : " Notre Dame des Tisserands"
Extrait du livre "Vieux Sanctuaires Ariégeois" de Adelin Moulis édition de l'auteur 1972.
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